Eglise Evangélique Action Biblique de Nouméa

jeudi, janvier 05, 2012

Cherchez et vous trouverez









Ce 18 décembre, Gérard et Sagato ont eu la joie de baptiser notre frère Lucien à Bouraké.
Parmi les différentes assemblées chrétiennes que Lucien a fréquentées, aucune ne lui semblait correspondre à l’enseignement de la Parole. Le Seigneur a permis qu’il sympathise avec Philippe Pinero lors de son premier séjour en Nouvelle-Calédonie, car tous les deux travaillaient dans le monde du cheval à cette époque. Lucien va ainsi assister à un culte dirigé par Philippe à la tribu de Table Unio, à Moindou. Le moment est décisif : Lucien trouve enfin une église dont le message correspond à ce qu’il cherchait depuis si longtemps. Il entre alors dans un groupe de partage au sein duquel sa foi grandit à tel point qu’il décide de passer par les eaux du baptême.
La persévérance de Lucien dans sa quête du Seigneur est un formidable encouragement pour nous tous, car « [i]l fait toute chose belle en son temps ». (Ecclésiaste 3, 11)

lundi, décembre 26, 2011

Tel que je suis

En cette fin d’année, l’actualité de notre église est plutôt chargée. Ce 11 décembre, nous avons eu la joie de baptiser notre frère Loïc.
Arrivé en Nouvelle-Calédonie, Loïc s’est mis à construire ce qu’il considérait comme son bonheur et, au bout de quelques années, la vie l’avait comblé : une épouse, deux beaux enfants, une entreprise florissante et un certain bien-être matériel faisaient de lui un homme heureux. Or, tout s’effondre lorsque sa femme le quitte. Loïc est au comble du désespoir lorsque ses deux garçons refusent de le voir. Il se retrouve brutalement seul dans sa grande maison et n’envisage qu’une solution : le suicide.
Peu de temps après, dans Sa providence, notre Seigneur place sur son chemin un couple de notre église. Il propose à Loïc de prier ensemble, ce que ce dernier n’avait jamais fait. « Pourquoi pas ? Se dit-il, au point où j’en suis ! ». Un fait extraordinaire se produit alors : Loïc sent une chaleur réconfortante monter en lui. C’est le début de la rencontre avec son Sauveur, qui va bouleverser sa vie.
Peu à peu, Loïc remonte la pente à mesure qu’il se tourne vers le Seigneur qui œuvre dans sa vie, car il revoit enfin ses enfants. Il apprend la valeur libératrice du pardon, donné et reçu.
Par son baptême Loïc témoigne que ses valeurs ont changé, car Christ est désormais au centre de son existence. Il s’engage à suivre son Sauveur, malgré les épreuves et les tentations inévitables. Loïc tenait à ce que ce soit Gérard lui-même qui le baptise au Kuendu Beach, car c’est là que l’un et l’autre se sont rencontrés peu de temps après leur arrivée sur le Caillou : les voies de notre Seigneur sont aussi étonnantes que merveilleuses !

jeudi, décembre 22, 2011

Entre joie et émotion






Certains dimanches mêlent joie et émotion, ce fut le cas ce 4 décembre. Joie car notre église fêtait la naissance de notre Sauveur ; émotion car nous assistions au dernier culte en compagnie de Gérard et Sylviane, qui se sont tant dévoués pour notre communauté. Après dix ans de présence en Nouvelle-Calédonie, ils laissent la place à Philippe et Hazel Pinero.
C’est pourquoi le message délivré par Gérard aujourd’hui est ce qu’il considère comme son « testament ». La fin du sermon sur la montagne (Mathieu 7, 13) nous présente deux voies : d’un côté, le « boulevard » de la perdition, emprunté par le plus grand nombre ; à l’opposé, un sentier difficile, étroit, où l’on se sent seul et rejeté. C’est le chemin de la vie, de la vérité, celui de Christ. Or sur ce sentier nous attendent les faux prophètes qui, si nous voulons échapper aux embûches qu’ils nous tendent, nous obligent à être d’une part attentifs car ils falsifient le message divin en mélangeant vérité et erreur. Bien que leurs œuvres soient impressionnantes, ils ne sont pas sauvés car ils n’ont pas connu le brisement du péché et de la repentance. D’autre part, ils profitent du fait que nous soyons accueillants en s’infiltrant parmi les enfants de Dieu. Ce sont des loups ravisseurs en vêtements de brebis (Mathieu 7, 15) qui font des ravages dans l’Eglise en récupérant le travail de ses bâtisseurs. Ils préfèrent les couronnes de gloire plutôt que l’amour vrai qui consiste à marcher dans le chemin de la croix qui fait mal. Enfin, nous devons être avertis face aux faux prophètes. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Mathieu 7, 16). Il n’existe qu’une bonne raison pour entrer dans l’Eglise : adorer et glorifier notre Seigneur. Après avoir ressenti un danger pour la communauté, ses responsables doivent attendre que Dieu leur désigne les personnes dangereuses. Nos aînés méritent notre confiance car « ils veillent sur [n]os âmes dont ils devront rendre compte » (Hébreux 13, 17). Seule la Parole nous permettra de construire notre église et notre vie toute entière sur le roc, et non pas sur le sable.
Après ce message mémorable, le spectacle présenté par les enfants et les monitrices de l’école du dimanche nous a plongés dans la joie de Noël. Ensuite, le repas fraternel nous a réunis dans la convivialité. A quinze heures, nous avons pris la Sainte Cène puis visionné un diaporama musical (merci à Joël pour ce beau travail). C’était un moment à la fois drôle et triste (combien de frères et sœurs, vus à l’écran, ne sont plus parmi nous aujourd’hui ?). Malgré les aléas, il nous est apparu comme évident que la bénédiction de notre Seigneur repose sur notre communauté, grâces Lui soient rendues.
A l’heure où Gérard et Sylviane, que nous aimons tant, vont partir vers d’autres cieux, ne soyons pas tristes, car notre église franchit une étape indispensable à la gloire de Dieu. Le passage de relais permettra aux pasteurs qui dirigeront notre communauté de la faire croître encore davantage. L’œuvre du Seigneur est plus grande que nos vies.










jeudi, décembre 01, 2011

La relève est assurée !




Ce dimanche 27 novembre, nous avons accueilli Philippe et Hazel Pinero, qui succéderont à Gérard et Sylviane, dont le départ pour la métropole est prévu pour janvier.



Philippe est arrivé en Australie quand il était enfant. Devenu pasteur très jeune, il a exercé son ministère de 1984 à 1996 en Nouvelle-Calédonie, où il a de la famille. Puis, il est parti au Vanuatu, où il a assuré sa mission jusqu’en 2010, avant de passer quelques temps en Australie. Enfin, Philippe et Hazel ont passé les six derniers mois à Fidji.



Le 4 décembre, Philippe assurera la présidence du dernier culte assuré par Gérard. Donc rendez-vous dimanche prochain, pour une journée pleine d’émotion.

samedi, novembre 19, 2011

Qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble !
















Du 11 au 13 novembre, nous nous sommes retrouvés à Ouano pour notre week-end d’église annuel. Ces trois jours ont été l’occasion de communier, de nous détendre et de nous ressourcer sous Son regard, loin des tribulations de ce monde.


Le vendredi soir, la réunion de prière s’est déroulée en petit comité.


Le lendemain matin, la méditation, menée par Gil, était centrée sur le personnage de Josué (Josué 7, 6) : lorsque nous prenons conscience que nous avons offensé Dieu, il ne suffit pas de Lui demander pardon. Il faut également se relever et agir en Lui obéissant.
L’après-midi, un rallye biblique, plutôt sportif, organisé par François, a mobilisé quatre équipes (merci à la famille Guenoun, qui n’a pas eu peur d’y participer avec ses trois enfants !). Les autres frères et sœurs, moins téméraires, ont opté pour la discussion, la sieste ou le farniente sous ce beau soleil. Le soir, les animations, notamment le sketch du nain dont Gérard a été la victime consentante, nous ont valu des instants de franche rigolade. Ensuite, le repas autour du barbecue a permis aux participants du rallye de se remettre de leurs efforts.


















Dimanche matin, quelques jeunes filles de Houaïlou nous ont fait l’honneur d’assurer la louange. Le message, délivré par Gérard, a été suivi du déjeuner, offert par l’Eglise (merci aux frères qui ont assuré la cuisson de la viande). Après un après-midi placé sous le signe de la convivialité, chacun est reparti sur Nouméa.


Merci tout d’abord au tandem Gil-Sagato pour l’organisation parfaite de ce week-end qui a réuni presque quarante personnes. Merci ensuite aux jeunes filles de Houaïlou pour leurs chants et leur gaieté. Merci également à François pour le rallye biblique. Enfin, merci à tous ceux qui, discrètement, ont œuvré à la réussite de notre séjour, placé sous le signe de la détente, du partage et de la joie : « Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. » (Psaume 16, 11) Quand on choisit le Seigneur, on choisit la meilleure part !

samedi, septembre 10, 2011

Six ans déjà !







Ce 4 septembre, nous avons fêté, jour pour jour, le sixième anniversaire de notre communauté. Au milieu de cette assistance si nombreuse, nous ne pouvons que rendre grâces à notre Seigneur qui, tout au long de ces années, nous a fidèlement conduits avec sagesse et amour au milieu de toutes les difficultés que nous avons rencontrées.



Le message délivré par notre pasteur était axé sur le personnage de Salomon, dont la vie pourrait nous faire envie. En effet, Dieu lui a donné tout ce qu’un homme désirerait posséder, notamment le succès et la richesse. Cependant, étonnamment, dans le Nouveau Testament, le nom de Salomon n’apparaît pratiquement pas. Par exemple, dans le chapitre 11 de l’Epître aux Hébreux, le fils de David ne figure pas parmi les héros de la foi.



Quelles sont les raisons d’une telle mise à l’écart ? Salomon, bien que bénéficiant d’une relation privilégiée avec Dieu, s’est détourné de Lui en désobéissant à ses commandements : alors qu’il aurait dû choisi des femmes parmi les filles d’Israël, il a épousé des païennes, en premier lieu une Egyptienne, la fille du pharaon. (1 Rois 3).


Alors qu’il était vieux, ces femmes ont entraîné le roi dans l’idolâtrie (1 Rois 11).

Tout comme Salomon, nous pouvons, en apparence, bien commencer notre vie chrétienne. Mais dans notre cœur, il existe des pulsions capables de détruire notre témoignage. Paradoxalement, il arrive qu’un amour authentique pour Dieu et des vices terribles coexistent en nous. Leur origine est bien enracinée au fond de nous-mêmes, car s’agit des passions de notre jeunesse. Que l’on ne s’y trompe pas : ce que l’on appelle avec indulgence, voire attendrissement, des « erreurs de jeunesse » ont, si on n’y prend garde, des effets ravageurs. En effet, ce que nous avons vécu dans notre jeunesse(période qu’à tort, nous idéalisons facilement) est en potentialité aujourd’hui.



Le verset 22 du chapitre 2 de la seconde Epître à Timothée nous indique que la seule solution face à ce tsunami dévastateur est la fuite, aussi vite et loin qu’on le peut : « Fuis les passions de la jeunesse ». Seul le Dieu des délivrances peut nous libérer de ce dragon qui s’agite en nous, Il nous indique la direction que doit prendre notre course : « et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». Cette justice ne peut provenir de l’appareil religieux, aussi ancien et imposant soit-il. C’est une attitude de cœur : il est purifié car il a été lavé et transformé par le sang de la croix une fois pour toutes. Puis, régulièrement, nous le lavons de nos péchés devant le Seigneur. Cette justice produit les fruits cités ensuite : « la foi, l’amour, la paix ». Elle doit être recherchée avec « ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur », c’est-à-dire les frères et sœurs dans la foi, car un chrétien ne peut exister seul. L’Eglise est son refuge, tous les jours de sa vie.

Dieu aurait voulu que Salomon se dote des trois moyens qu’Il a mis à sa disposition : la fuite, la recherche et la communion avec d’autres croyants. Contrairement au fils de David, ne passons pas à côté de notre vie de chrétien. Suivons l’exemple de Billy Graham : érigeons des murs contre le tsunami dévastateur que sont les péché de notre jeunesse, car nous sommes en danger de ce qui se passe à l’intérieur de notre cœur.




Après l'écoute de la Parole, nous avons communié autour de la Sainte Cène. Ensuite, nous nous sommes régalés autour d'un barbecue et d'autres plats préparés par les frères et soeurs. Le déjeuner s'est agréablement prolongé en quelques heures de communion fraternelle. Réjouissons-nous, car le Seigneur est parmi nous !



































mardi, août 02, 2011

Que veux-tu?










Malgré le vent et la pluie, nous étions une trentaine d’irréductibles à nous réunir ce dimanche 24 juillet au parc Fayard de Dumbéa.



Le message portait sur le sens de notre vie et les projets que Dieu a pour nous. Dans 1 Rois 3, versets 5 à 15, Salomon reçoit la lourde tâche de succéder à son prestigieux père David. Dieu interroge Salomon endormi sur ce qu’il désire. Ce dernier, conscient de sa jeunesse et de son inexpérience, demande à son Créateur l’intelligence pour exercer la justice selon Ses voies. Cette requête plaît à Dieu qui, non seulement, accède à son désir, mais encore le comble de bénédictions qu’il n’a pas demandées.

A l’instar de Salomon, nous avons hérité de situations familiales que nous n’avons pas demandées et contre lesquelles nous sommes impuissants. Or, le jeune homme a cherché du secours auprès de Dieu. Faisons de même, car notre Père souhaite intervenir dans nos vies pour nous donner ce dont nous avons besoin, à condition que, dans l’intimité de nos cœurs, nous venions à Lui.



Pour entrer dans ce dialogue avec Dieu, rejetons le fatalisme qui nous laisse croire, à tort, que les plans de Dieu sont immuables : notre Créateur ne nous considère pas comme des pantins, ils nous prend en considération et écoute nos requêtes, qu’il intègre dans Sa providence. De même que Salomon a été exaucé bien au-delà de ce qu’il demandait, Dieu a envie de nous donner ce que nous n’osons pas Lui demander, voire imaginer.



Dieu veut encore plus que nous combler de bénédictions : Il nous a crées pour un avenir glorieux qui est de donner un sens à notre vie en Le servant. Nous sommes donc acteurs de notre existence dans notre relation avec Lui et nous avons le pouvoir de changer les choses dans la sphère de notre responsabilité.



Seuls, nous sommes impuissants et faibles, nous le savons si bien. Cependant, si en nous, nous n’avons rien, en notre Maître, nous avons tout. Dieu permet des situations inextricables qui nous laissent perplexes pour qu’à bout de souffle, nous criions à Lui. C’est dans cette impasse qu’Il nous appelle à Le rencontrer. Il nous donne finalement les moyens et la force pour arriver, avec Lui, jusque de l’autre côté, là où nous ne penserions jamais aller.



Un repas fraternel, quelque peu arrosé, a prolongé cette matinée. Même si le soleil n’était pas au rendez-vous, la lumière était dans nos cœurs, grâce à notre Créateur.